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PME : réduire les délais entre la commande

Des délais de livraison trop longs ne signifient pas toujours qu’une entreprise manque de personnel. Ils peuvent aussi provenir d’attentes entre deux étapes, d’informations manquantes, de validations inutiles ou d’une mauvaise organisation des priorités. Avant de recruter, une PME peut analyser le parcours complet d’une commande afin d'identifier les points de blocage et réduire ses délais avec les ressources déjà disponibles.

PME : réduire les délais entre la commande

Lorsqu’un carnet de commandes se remplit et que les délais commencent à augmenter, le recrutement apparaît souvent comme une solution évidente.

Pourtant, augmenter les effectifs ne résout pas nécessairement les problèmes d’organisation.

Une commande peut parfois passer plusieurs jours dans l’entreprise alors que seulement quelques heures de travail sont réellement nécessaires pour la traiter.

Mesurer le délai réel

La première étape consiste à mesurer précisément le temps écoulé entre la réception d’une commande et sa livraison au client.

Il faut ensuite distinguer deux éléments :

le temps pendant lequel quelqu’un travaille réellement sur la commande ;
le temps pendant lequel la commande reste en attente.

Cette distinction permet souvent de découvrir que les principales pertes de temps ne viennent pas de la réalisation elle-même.

Identifier les périodes d’attente

Une commande peut rester bloquée pour de nombreuses raisons :

attente d’une validation ;
information client manquante ;
disponibilité d’un produit ;
transmission entre deux salariés ;
attente d’un fournisseur ;
préparation administrative ;
organisation du transport.

Chaque période d’attente peut sembler raisonnable lorsqu’elle est observée séparément. Leur accumulation peut pourtant ajouter plusieurs jours au délai final.

Réduire les validations inutiles

Dans certaines entreprises, plusieurs décisions continuent de remonter systématiquement au dirigeant.

Une commande classique peut alors attendre une validation alors que les équipes disposent déjà de toutes les informations nécessaires.

Des règles précises peuvent permettre aux salariés de traiter directement les situations courantes.

Le dirigeant intervient uniquement lorsqu’un dossier dépasse certaines limites définies à l’avance.

Vérifier les informations dès le départ

Un dossier incomplet peut provoquer de nombreux échanges supplémentaires.

Avant de commencer le traitement, l’entreprise peut vérifier que toutes les informations indispensables sont disponibles :

coordonnées ;
références ;
quantités ;
caractéristiques demandées ;
conditions commerciales ;
adresse de livraison ;
échéances particulières.

Quelques minutes de contrôle au début peuvent éviter plusieurs interruptions par la suite.

Limiter les changements de priorité

Traiter systématiquement la dernière demande urgente peut perturber l’ensemble de l’organisation.

Les équipes commencent une tâche, l’interrompent pour en traiter une autre, puis doivent reprendre le travail initial.

Ces changements fréquents peuvent réduire la productivité.

Définir des critères précis pour déterminer ce qui constitue réellement une urgence permet de stabiliser davantage le planning.

Regrouper certaines opérations

Certaines tâches peuvent être réalisées plus efficacement lorsqu’elles sont regroupées.

Cela peut concerner :

la préparation des commandes ;
les impressions ;
certaines opérations administratives ;
les expéditions ;
les contrôles ;
les commandes fournisseurs.

Le regroupement limite les interruptions et les changements permanents de contexte.

Automatiser les tâches répétitives

Une partie du délai peut également provenir d’opérations administratives réalisées manuellement.

Selon les outils utilisés, certaines étapes peuvent être automatisées :

création de documents ;
transmission d’informations ;
notifications ;
mise à jour d’un statut ;
confirmation de commande ;
préparation de certaines données.

L’objectif n’est pas d’automatiser l’ensemble du processus, mais de supprimer les opérations répétitives sans réelle valeur ajoutée.

Identifier le véritable goulot d’étranglement

Dans un processus, une seule étape peut parfois limiter toute la capacité de l’entreprise.

Ajouter des ressources ailleurs n’améliorera alors presque pas le délai final.

Il est donc utile d’identifier l’endroit où les commandes s’accumulent régulièrement.

Une fois ce point identifié, l’entreprise peut concentrer ses efforts sur cette étape plutôt que modifier toute son organisation.

Suivre quelques indicateurs

Quelques données simples permettent de vérifier si les changements fonctionnent.

La PME peut notamment suivre :

le délai moyen de traitement ;
le nombre de commandes en attente ;
le nombre de dossiers incomplets ;
les retards de livraison ;
le temps passé à chaque grande étape.

Ces indicateurs permettent également de déterminer si un recrutement devient réellement nécessaire.

Recruter lorsque l’organisation est déjà optimisée

L’amélioration des processus ne remplace évidemment pas toujours un recrutement.

Lorsque les équipes travaillent efficacement et que le volume dépasse durablement leur capacité, renforcer les effectifs peut devenir nécessaire.

Mais dans ce cas, l’entreprise sait précisément où la nouvelle personne apportera de la capacité supplémentaire.

Conclusion

Avant de recruter pour réduire ses délais, une PME a intérêt à comprendre où le temps est réellement perdu. En supprimant certaines attentes, en limitant les validations inutiles et en améliorant la circulation des informations, il est parfois possible de livrer plus rapidement sans augmenter immédiatement les effectifs. Et lorsqu’un recrutement devient nécessaire, cette analyse permet de l’effectuer au bon endroit dans l’organisation.

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